Quand partir au Japon

Entre Sapporo et Naha, il y a 20 degrés d'écart au mois de janvier. La bonne période dépend donc autant de l'endroit où tu vas que du mois que tu choisis.

Vérifié le 8 août 2026

La réponse courte

Deux fenêtres se détachent : fin mars et début avril pour les cerisiers, de fin octobre à fin novembre pour les érables. Températures douces et air sec. Ce sont aussi les deux périodes où tout le monde vient. Une troisième fenêtre passe souvent inaperçue : mai et début juin, même confort, beaucoup moins de monde, juste avant que la saison des pluies ne s'installe.

Le Japon mois par mois

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Ces chiffres sont des moyennes calculées sur trente ans.

20 degrés d'écart entre le nord et le sud

Le Japon habité s'étire sur près de vingt degrés de latitude. Concernant la température, choisir un mois sans choisir une région ne veut pas dire grand-chose. Et le thermomètre ne dit pas tout : l'humidité de l'été japonais pousse la température ressentie bien au-dessus de la valeur affichée.

Ville JanvierAvrilJuilletOctobre
Sapporo nord (Hokkaidō) 12°25°16°
Tokyo centre (Kantō) 10°19°30°22°
Kyoto centre (Kansai) 20°32°23°
Osaka centre (Kansai) 10°20°32°24°
Naha extrême sud (Okinawa) 20°24°32°28°

Moyennes des températures maximales, normales 1991-2020.

Les quatre saisons

Petit sanctuaire de bois sur un promontoire du lac Tazawa, préfecture d'Akita, sous un ciel de fin mai.
Lac Tazawa, fin mai.

Le printemps se joue à dix jours près

Mars et avril, c'est la saison que presque tout le monde vise, et pour de bonnes raisons : les températures remontent vite et les cerisiers fleurissent. Le cycle va toujours dans le même sens : les branches restent nues, les premières fleurs s'ouvrent, la pleine floraison arrive environ une semaine plus tard, les pétales tombent dans la semaine qui suit, et les feuilles vertes prennent leur place. À Tokyo, tout cela tient en une dizaine de jours. Arriver une semaine trop tôt, c'est voir des branches nues ; une semaine trop tard, des feuilles vertes. Les dates moyennes par région sont plus bas sur cette page.

La dernière semaine de mars est aussi la fin de l'année scolaire et budgétaire japonaise. Les entreprises déplacent leurs salariés d'une ville à l'autre au même moment, et les trains comme les hôtels se remplissent de Japonais avant même d'être pris par les étrangers. Le 1er avril, le pays entier change d'année le même jour.

À mon sens, si tes dates ne peuvent pas tomber pile sur la floraison, mai vaut mieux qu'avril. Vingt à vingt-cinq degrés, et des prix qui redescendent une fois passée la Golden Week (29 avril au 5 mai).

Un pont de bois franchit l'étang du jardin de Shinjuku Gyoen à Tokyo, sous les gros nuages de fin d'été, début septembre.
Shinjuku Gyoen (新宿御苑), début septembre.

L'été : le nord respire, le sud étouffe

De la mi-juin à la mi-septembre, la moitié sud du pays est chaude et humide, au point que marcher une journée à Kyoto devient une épreuve. Le nord, lui, respire : l'agence météo japonaise ne déclare pas de saison des pluies pour Hokkaidō, seule région du pays dans ce cas, et juillet y est la belle saison. C'est le moment de l'année où l'écart entre les deux bouts du Japon est le plus utile.

L'été est aussi la saison des festivals, et ils occupent la ville entière : Gion Matsuri tient tout le mois de juillet à Kyoto, avec ses deux défilés de chars les 17 et 24. Prévois des vêtements légers et de quoi te changer, les intérieurs sont climatisés autour de 28 degrés depuis la campagne Cool Biz, pas à 20.

Le donjon noir et blanc du château de Matsumoto sous une voûte d'érables rouges, en novembre.
Château de Matsumoto (松本城), novembre.

L'automne laisse le temps de viser, le printemps non

Les deux vagues balaient le pays en six semaines environ, les cerisiers du sud vers le nord, les érables du nord vers le sud. Ce qui les sépare est local : dans une ville donnée, la floraison tient une dizaine de jours et la couleur deux à trois semaines.

Novembre est, avec l'hiver, le mois le moins pluvieux à Tokyo, et le ciel y est souvent d'un bleu net. À Kyoto, le pic des érables tombe dans la dernière semaine du mois, à quelques jours près selon les années. Les grands temples ouvrent alors le soir, avec un billet séparé de celui de la journée et des files qui commencent à se former avant la tombée de la nuit. Arrive à l'ouverture ou renonce.

Le revers est connu : novembre est aussi le mois le plus cher de l'année à Kyoto, et le premier à afficher complet dans les ryokans.

La rue Ichibangai de Kawagoe sous la neige, bordée d'entrepôts de marchands kurazukuri aux toits de tuiles, en février.
Kawagoe (川越), rue Ichibangai, février.

L'hiver est la saison la moins chère

Décembre à février, c'est le Japon le moins cher et le plus calme. Tokyo passe rarement sous zéro, et le Fuji se voit depuis la ville bien plus souvent qu'au printemps. Le nord est une autre affaire, avec des chutes de neige parmi les plus fortes du monde habité et une saison de ski qui tient de décembre à mars.

Un détail qui peut gâcher des séjours : du 29 décembre au 3 janvier, beaucoup de petits restaurants et de commerces de quartier ferment, et les trains longue distance sont pleins.

À prendre en compte aussi, et c'est ce qui surprend le plus : en automne et en hiver, le soleil se couche très tôt. De fin octobre à janvier, il disparaît entre 16 h 30 et 17 h. Mieux vaut être matinal si tu comptes profiter des régions rurales et de la nature, où tout ferme avec le jour.

Les cerisiers et les érables, région par région

Les dates ci-dessous sont des moyennes de relevés. Chaque année s'en écarte de plusieurs jours, dans un sens comme dans l'autre.

Région Première floraison Pleine floraison Érables
Fukuoka (Kyūshū) 22 mars 31 mars 1ᵉʳ décembre
Kyoto / Osaka (Kansai) 26 mars 4 avril du 1ᵉʳ au 5 décembre
Tokyo (Kantō) 24 mars 31 mars 28 novembre
Sendai (Tōhoku) 8 avril 13 avril 17 novembre
Sapporo (Hokkaidō) 1 mai 6 mai 28 octobre

Moyennes 1991-2020 vérifiées le 10 août 2026, 気象庁 (Agence météorologique du Japon, JMA), 生物季節観測 (平年値 1991-2020) : さくらの開花日・満開日 pour le sakura, 生物季節観測累年表 かえでの紅葉 pour le kōyō

Le piège

Vers janvier sortent les premières prévisions de floraison de l'année, que nous relayons dans notre article sur les sakuras. Elles sont révisées toutes les semaines et bougent encore de plusieurs jours en mars. Réserver un vol non modifiable sur une prévision de janvier, c'est parier.

Une petite barque à perche glisse sous un tunnel de cerisiers en fleur, sur un canal japonais bordé de colza jaune.
Sur un canal japonais, en pleine saison des cerisiers.

La pluie arrive en deux temps

On confond souvent les deux. Elles tombent à des moments différents, sur des régions différentes, et elles ne se gèrent pas pareil.

La saison des pluies

Le tsuyu traverse le pays du sud vers le nord : 10 mai à Okinawa (sud), 7 juin sur Honshū, et il se lève vers le 19 juillet. Il ne pleut pas en continu, c'est plutôt une alternance de grosses averses et d'éclaircies moites. Les temples de Kyoto sont vides, les hortensias sont à leur meilleur, et les prix d'hébergement touchent leur plancher de l'année.

Une chose à savoir : ces dates ne sont pas un calendrier fixé à l'avance. L'agence météo japonaise déclare l'entrée et la sortie de la saison des pluies en cours de route, puis révise ces déclarations à l'automne, une fois les relevés complets. Autrement dit, personne ne connaît les vraies dates de l'année en cours avant septembre.

La période des typhons

Les typhons touchent le Japon de juillet à octobre, avec un maximum en août, et frappent d'abord Okinawa (sud) et Kyūshū. Sur Honshū, l'île principale, un typhon donne rarement plus de vingt-quatre à quarante-huit heures de perturbation. Le vrai risque n'est pas le vent, c'est l'arrêt préventif des transports : les compagnies ferroviaires annoncent la veille la suspension des shinkansen, les trains à grande vitesse, sur une ligne entière. L'aéroport international du Kansai, celui qui dessert Osaka et Kyoto, a déjà fermé plusieurs jours d'affilée.

D'où une précaution simple si tu rentres en septembre : arrange-toi pour être dans ta ville de départ la veille du vol, pas le matin même. Un train annulé le jour du départ coûte bien plus cher qu'une nuit d'hôtel en plus.

Les périodes à éviter

Trois moments où le pays entier se déplace en même temps. Les prix montent et les ryokans affichent complet des mois à l'avance.

Golden Week

29 avril au 5 mai

Quatre jours fériés collés. Tout le Japon prend la route la même semaine, et les tarifs intérieurs suivent.

Obon

autour du 13 au 16 août

Les familles rentrent au pays. Les trains vers les régions sont pris d'assaut, ceux vers Tokyo se vident.

Nouvel An

29 décembre au 3 janvier

Le pays s'arrête vraiment. Beaucoup de commerces et de musées ferment, les temples débordent la nuit du 31.

Le détail semaine par semaine, y compris les ponts moins connus de septembre : Les périodes à éviter, semaine par semaine →

Et le prix, dans tout ça

On récupère la fourchette du dernier relevé…

Le vol et l'hébergement ne se décident pas au même moment : le prix d'un vol bouge tous les jours et récompense la patience, une chambre de ryokan disparaît et ne revient pas.

Le point sur les dates d'ouverture de tes logements

Les ventes pour tes dates ouvrent à une date précise. On t'écrit ce jour-là.

Exemple : tu vises les cerisiers d'avril : les ryokans ouvrent vers octobre. Le jour venu, tu reçois un email, tu réserves, c'est réglé.

Ta période, ou jusqu'à trois (au moins une)

Double confirmation, désinscription en un clic.

Affluence : 観光庁 (Japan Tourism Agency), 宿泊旅行統計調査, moyenne 2023-2025, sur les préfectures des zones suivies par le site. Températures et précipitations : 気象庁 (agence météorologique du Japon), normales 1991-2020. Saison des pluies et typhons : même agence, normales 1991-2020.