La réponse courte
Trois semaines concentrent l’essentiel de la tension au Japon : le Nouvel An (29 décembre au 4 janvier), la Golden Week (fin avril à début mai) et Obon (13 au 16 août). En dehors de ces trois semaines, des ponts isolés et de quelques festivals locaux, le calendrier japonais reste largement dégagé.
Le calendrier, semaine par semaine
| Période | Ce qui se passe |
|---|---|
| 13–20 sept. | Tournoi de sumo à Tokyo |
| lun. 21 sept. | férié : Journée du respect des aînés |
| mar. 22 sept. | férié : Jour férié de report |
| mer. 23 sept. | férié : Équinoxe d'automne |
| 24–27 sept. | Tournoi de sumo à Tokyo |
| 7–9 oct. | Nagasaki Kunchi |
| sam. 10 oct. | Takayama Matsuri (automne) |
| dim. 11 oct. | veille de férié, tarif ryokan souvent majoré |
| lun. 12 oct. | férié : Journée du sport |
| jeu. 22 oct. | Jidai Matsuri |
| lun. 2 nov. | veille de férié, tarif ryokan souvent majoré |
| mar. 3 nov. | férié : Journée de la culture |
| 8–22 nov. | Tournoi de sumo à Fukuoka |
| lun. 23 nov. | férié : Journée de l'action de grâce du travail |
| 2–3 déc. | Chichibu Yomatsuri |
| 29 déc.–4 janv. | Nouvel An : pic de l'année, tout se remplit |
| dim. 10 janv. | Tournoi de sumo à Tokyo |
| lun. 11 janv. | férié : Journée de la majorité |
| 12–24 janv. | Tournoi de sumo à Tokyo |
| mer. 10 févr. | veille de férié, tarif ryokan souvent majoré |
| jeu. 11 févr. | férié : Fête de la fondation nationale |
| ven. 12 févr. | pont probable |
| lun. 22 févr. | veille de férié, tarif ryokan souvent majoré |
| mar. 23 févr. | férié : Anniversaire de l'Empereur |
| 14–20 mars | Tournoi de sumo à Osaka |
| dim. 21 mars | férié : Équinoxe de printemps |
| lun. 22 mars | férié : Jour férié de report |
| 23–28 mars | Tournoi de sumo à Osaka |
| 14–15 avr. | Takayama Matsuri (printemps) |
| mer. 28 avr. | veille de férié, tarif ryokan souvent majoré |
| jeu. 29 avr. | férié : Journée Shōwa |
| ven. 30 avr. | pont probable |
| dim. 2 mai | veille de férié, tarif ryokan souvent majoré |
| lun. 3 mai | férié : Journée de la Constitution |
| mar. 4 mai | férié : Journée de la verdure |
| mer. 5 mai | férié : Journée des enfants |
| 9–14 mai | Tournoi de sumo à Tokyo |
| sam. 15 mai | Aoi Matsuri |
| 16–20 mai | Tournoi de sumo à Tokyo |
| 21–23 mai | Sanja Matsuri |
| 1–13 juil. | Hakata Gion Yamakasa |
| 14–18 juil. | Gion Matsuri |
| lun. 19 juil. | férié : Journée de la mer |
| 20–24 juil. | Gion Matsuri |
| dim. 25 juil. | Tenjin Matsuri |
| 2–7 août | Nebuta Matsuri |
| dim. 8 août | Sendai Tanabata |
| mar. 10 août | veille de férié, tarif ryokan souvent majoré |
| mer. 11 août | férié : Journée de la montagne |
| jeu. 12 août | Awa Odori |
| 13–16 août | Obon : retours au pays natal, tout se remplit |
| 12–15 sept. | Tournoi de sumo à Tokyo |
Fériés vérifiés le 8 août 2026 (Cabinet Office du Japon). Dates de tournoi publiées par la Nihon Sumo Kyokai, relevées le 19 août 2026.
Nouvel An : le pic de l’année
Rien ne bat le Nouvel An japonais pour la tension sur les trajets et l’hébergement. Beaucoup d’entreprises ferment plusieurs jours d’affilée, une grande partie du pays se déplace en même temps vers sa région d’origine, puis en sens inverse, et les sanctuaires les plus connus reçoivent leurs foules les plus denses de l’année pour le premier passage de l’année (hatsumōde). Certains ryokans ouvrent leurs réservations pour cette semaine jusqu’à un an à l’avance.
Ce qui surprend le plus un voyageur, c’est que le pays s’arrête vraiment. Le 1er janvier, une bonne partie des restaurants, des musées et des commerces de quartier sont fermés, parfois jusqu’au 3 ou au 4. Les grands magasins rouvrent les premiers, souvent avec leurs sacs porte-bonheur (fukubukuro) vendus à l’aveugle. Un séjour calé sur cette semaine se prépare donc autrement : les journées se remplissent moins de visites que d’habitude, et davantage de sanctuaires, où il se passe justement quelque chose.

Un kadomatsu, posé devant les maisons et commerces autour du 1er janvier pour accueillir le dieu du Nouvel An.
Photo Kimberli Mäkäräinen, CC BY-SA 4.0.
Golden Week : concentrée sur sa première semaine
La Golden Week n’est pas une fête, c’est un embouteillage de quatre fêtes sans rapport entre elles : la Journée Shōwa le 29 avril, puis la Journée de la Constitution le 3 mai, la Journée de la verdure le 4 et la Journée des enfants le 5. Quand ces dates tombent bien, le pays s’offre une semaine continue, et c’est là que tout se bloque d’un coup.
C’est la période où réserver le jour même de l’ouverture des ventes fait vraiment une différence sur les destinations onsen. Passé le 6 mai, la pression retombe nettement : le reste du mois se réserve presque normalement.
Détail visible partout début mai : les carpes de tissu (koinobori) accrochées au-dessus des rivières et des jardins pour la Journée des enfants. C’est un des rares moments où une période à éviter offre en échange quelque chose qu’on ne verra pas le reste de l’année.
Le nom du jour, lui, n’a rien à voir avec les carpes. Avant de devenir la Journée des enfants en 1948, le 5 mai était le tango no sekku, ce qui désignait à l’origine le premier jour du Cheval du cinquième mois. S’il s’est figé sur le 5, c’est par jeu de sons : le caractère du Cheval, 午, se prononce go, exactement comme celui de cinq, 五.

Des koinobori accrochés pour la Journée des enfants, le 5 mai. Du haut vers le bas : la carpe noire pour le père, la rouge pour la mère, puis une carpe plus petite par enfant.
Photo German Rivera De La Torre.
Obon : coutumier, pas légal
Obon n’est pas un jour férié. Aucune loi ne ferme le pays du 13 au 16 août. C’est une observance traditionnelle : une grande partie du pays retourne dans sa région d’origine pour honorer ses ancêtres, ce qui vide les grandes villes et sature les trajets presque autant qu’un jour férié officiel. Beaucoup d’entreprises ferment quand même, par habitude plutôt que par obligation.
La fenêtre coutumière tient sur quatre jours, du 13 au 16 août. Certaines années, la congestion réelle mesurée sur les routes et les trains déborde ce cœur de quelques jours de part et d’autre, selon que les dates tombent en semaine ou le week-end.
C’est une fête des morts, et ça se voit : on nettoie les tombes familiales, on allume des lanternes pour guider les défunts, et beaucoup de villes dansent le bon odori sur une estrade montée pour l’occasion. Kyoto ferme la séquence le 16 août avec les feux du Gozan no Okuribi, ces idéogrammes géants allumés sur les collines qui entourent la ville. Obon est donc la période la plus difficile pour se déplacer, et en même temps l’une des plus intéressantes à regarder si on reste au même endroit.

Le tōrō nagashi ferme Obon : les lanternes mises à l’eau raccompagnent les défunts. Prise le 15 août 2013.
Photo MIKI Yoshihito, CC BY 2.0.
Ce que tu peux faire aujourd’hui
- Repère tes dates de voyage dans le tableau. Si elles tombent hors des trois grandes semaines, la tension nationale ne joue pas contre toi.
- Si tu tombes sur le Nouvel An, la Golden Week ou Obon, réserve nettement plus tôt que d’habitude, surtout pour l’hébergement.
- Si tes dates sont encore souples, décaler de quelques jours avant ou après une de ces trois semaines change souvent tout, sans changer le reste de l’itinéraire.