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Le prix d'un vol vers Tokyo se joue à plusieurs centaines d'euros selon le mois de départ.
Novembre et janvier sont les deux meilleures fenêtres de l'année, pour des raisons opposées. L'un pour les érables et un climat idéal, l'autre parce que c'est la saison où personne ne pense à y aller.
À l'inverse, trois périodes sont à fuir : la Golden Week, Obon et les cerisiers, où les prix montent jusqu'à doubler et où les hébergements se remplissent des mois à l'avance. Voici le classement des douze mois, mis à jour chaque jour.
Les mois les moins chers
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Le point hebdo sur les vols
Suivre les prix des vols sur ta période.
Un point par semaine : où en sont les prix sur ta période, comment ils se situent par rapport à d'habitude, et s'il vaut mieux acheter vite.
Le reste de l'année
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Comment ça bouge
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Les périodes à éviter
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Le climat, saison par saison
Le Japon a quatre saisons bien plus tranchées qu'en France, et c'est ce qui rend le choix de la période
aussi déterminant. Les voici de la plus favorable à la plus exigeante.
L'automne, d'octobre à début décembre, est la meilleure fenêtre : ciel dégagé, quinze
à vingt degrés, et les érables qui rougissent du nord vers le sud pendant près de deux mois.
L'hiver est sec et lumineux à Tokyo comme à Kyoto, froid mais rarement pluvieux, et
c'est la saison des onsen. Se baigner dehors dans une eau à quarante degrés quand il neige reste une
des expériences les plus marquantes du pays.
Le printemps est doux, mais il concentre la demande mondiale sur les trois semaines
de floraison des cerisiers, avec les prix que cela suppose. Passé la mi-avril, les tarifs retombent
alors que le climat reste excellent jusqu'aux premières chaleurs. C'est une fenêtre que peu de
voyageurs pensent à viser.
L'été demande d'être averti : juin apporte le tsuyu, la saison des pluies, et
juillet comme août montent à trente-cinq degrés avec quatre-vingts pour cent d'humidité. Ce n'est pas
rédhibitoire, les temples vides sous la pluie ont leur charme et c'est la saison des feux
d'artifice, mais il faut le savoir avant de réserver.
Le détail mois par mois (température, pluie, affluence) est sur la page
quand partir au Japon.
Les cerisiers en fleur : la fenêtre la plus courte de l'année, et la plus demandée.
Combien de temps à l'avance réserver
Contrairement à l'intuition, réserver le plus tôt possible ne fait pas baisser le prix. C'est le seul
point sur lequel les analyses des comparateurs s'accordent : elles invitent explicitement à oublier
le réflexe de réserver six mois à l'avance. Un billet acheté très en avance n'est presque jamais une
affaire.
Sur la fenêtre idéale, en revanche, elles se contredisent : quinze jours pour les unes, plusieurs mois
pour les autres. Méfie-toi de tout site qui te donne un chiffre précis avec assurance. Ce qui est
solide tient en deux phrases : les prix montent nettement dans les dernières semaines, et acheter très
tôt te garantit du choix, pas une économie. C'est pour cette raison que nous relevons les prix
chaque jour : plutôt que de te donner une règle, nous te montrons si une baisse s'installe ou si
elle n'est qu'un soubresaut.
Pour les périodes tendues, la logique change complètement : c'est
l'hébergement qui impose le calendrier, pas le vol. Un ryokan à Kyoto fin
novembre ou pendant la Golden Week se réserve six mois à l'avance, quand le billet d'avion, lui, peut
encore attendre.
Le torii d'Itsukushima, à Miyajima, à marée haute.
Questions fréquentes
Trois compagnies assurent la liaison sans escale depuis Roissy : Air France, Japan Airlines et
All Nippon Airways, chacune avec au moins un vol quotidien. Le trajet dure autour de treize
heures quarante-cinq à l'aller. La plupart de ces vols atterrissent aujourd'hui à Haneda
plutôt qu'à Narita, ce qui change beaucoup l'arrivée.
Haneda est à une quinzaine de kilomètres du centre, soit une trentaine de
minutes en monorail ou par la ligne Keikyu, pour quelques centaines de yens (environ 2 à
4 €). Narita est à une soixantaine de kilomètres, compte une heure de
Narita Express et environ trois mille yens (environ 16 €). Sur un vol qui atterrit en fin
de journée après quatorze heures d'avion, cette différence pèse plus qu'on ne l'imagine.
Avec une escale, le choix s'élargit considérablement et les prix baissent nettement, souvent
de plusieurs centaines d'euros. Les correspondances passent par Doha, Istanbul, Helsinki,
Pékin ou Séoul, pour une durée totale de seize à vingt heures. C'est presque toujours la
catégorie la moins chère, et celle que notre classement suit en priorité.
La situation est très différente de Tokyo : Air France est la seule compagnie à
relier Paris à Osaka sans escale, à raison de quatre vols par semaine, en douze
heures cinquante. Cette absence de concurrence se voit sur les prix, et le direct y est
souvent nettement plus cher qu'à Tokyo.
L'aéroport du Kansai est bâti sur une île artificielle, à une cinquantaine de kilomètres
d'Osaka. Le train Haruka rejoint Shin-Osaka en une cinquantaine de minutes, et Kyoto
en environ soixante-quinze minutes sans changement. C'est un argument qu'on oublie
souvent : si ton voyage commence par le Kansai, entrer par Osaka t'évite un trajet de
shinkansen depuis Tokyo, soit deux heures et une bonne partie du prix d'un JR Pass.
Avec une escale, l'offre redevient large et les écarts avec Tokyo se resserrent.
Tokyo et Osaka sont les deux portes d'entrée depuis l'Europe, et le choix change
l'itinéraire plus que le budget. Arriver à Tokyo et repartir d'Osaka, ou l'inverse, évite
de refaire le même trajet et permet de descendre la Golden Route sans revenir sur ses pas.
Compare toujours les deux : l'écart change de sens selon les mois.
Deux semaines est le format qui revient le plus souvent, et ce n'est pas un hasard. Le vol
coûte le même prix qu'on reste huit jours ou vingt-cinq : sur un billet à sept cents euros,
chaque jour supplémentaire fait baisser le coût quotidien du voyage. En dessous de dix
jours, le décalage horaire et les trajets mangent une part trop importante du séjour.
Au delà de trois semaines, le voyage prend une autre dimension et ravira les amateurs de
longs séjours. Mieux vaut alors alterner les villes et la nature, Tokyo puis les Alpes
japonaises, Kyoto puis une île de la mer intérieure, pour garder l'envie intacte du premier
au dernier jour.
Les fourchettes de prix ne sont pas garanties. Vérifie toujours l'agence avant de payer. Tanuki Trip ne vend ni ne réserve : chaque lien mène au site du prestataire, où tu réserves toi-même. Certains liens sont des liens d'affiliation : une réservation effectuée après un clic peut nous rapporter une commission, sans que cela change le prix payé.