Questions fréquentes
Le Japon a quatre saisons plus tranchées qu'en France.
L'automne, de fin octobre à fin novembre, est avec la floraison des cerisiers l'une des deux meilleures fenêtres : ciel dégagé, quinze à vingt degrés, et les érables qui rougissent du nord vers le sud pendant six semaines environ.
L'hiver est sec et lumineux à Tokyo comme à Kyoto, froid mais rarement pluvieux, et c'est la saison des onsen, où l'on se baigne dehors dans une eau à quarante degrés, parfois sous la neige.
Le printemps est doux, mais il concentre la demande mondiale sur les trois semaines de floraison des cerisiers, avec les prix que cela suppose. Passé la Golden Week, début mai, les tarifs retombent alors que le climat reste doux jusqu'à la saison des pluies.
L'été demande d'être averti : juin apporte le tsuyu, la saison des pluies, et juillet comme août montent à trente-cinq degrés avec quatre-vingts pour cent d'humidité. Les temples sont plus calmes sous la pluie, et c'est la saison des feux d'artifice.
Le détail mois par mois (température, pluie, affluence) est sur la page quand partir au Japon.
Réserver le plus tôt possible ne fait pas baisser le prix : un billet acheté six mois à l'avance n'est presque jamais une affaire.
Les prix montent nettement dans les dernières semaines avant le départ, et acheter très tôt t'achète du choix, pas une économie. Le bloc « Comment ça bouge » montre chaque jour si une baisse s'installe sur ta période.
En période tendue, c'est l'hébergement qui fixe le calendrier : un ryokan à Kyoto fin novembre ou pendant la Golden Week se réserve dès l'ouverture des ventes, environ six mois avant, alors que le billet d'avion peut encore attendre.
Trois compagnies assurent la liaison sans escale depuis Roissy : Air France, Japan Airlines et All Nippon Airways, chacune avec au moins un vol quotidien. Le trajet dure autour de treize heures quarante-cinq à l'aller. La plupart de ces vols atterrissent aujourd'hui à Haneda plutôt qu'à Narita, ce qui change beaucoup l'arrivée.
Haneda est à une quinzaine de kilomètres du centre, soit une trentaine de minutes en monorail ou par la ligne Keikyu, pour quelques centaines de yens (environ 2 à 4 €). Narita est à une soixantaine de kilomètres, compte une heure de Narita Express et environ trois mille yens (environ 16 €). Sur un vol qui atterrit en fin de journée après quatorze heures d'avion, cette différence pèse plus qu'on ne l'imagine.
Avec une escale, le choix s'élargit considérablement et les prix baissent nettement, souvent de plusieurs centaines d'euros. Les correspondances passent par Doha, Istanbul, Helsinki, Pékin ou Séoul, pour une durée totale de quinze à vingt-cinq heures. C'est presque toujours la catégorie la moins chère, et celle que notre classement suit en priorité.
La situation est très différente de Tokyo : Air France est la seule compagnie à relier Paris à Osaka sans escale, à raison de quatre vols par semaine, en douze heures cinquante. Cette absence de concurrence se voit sur les prix, et le direct y est souvent nettement plus cher qu'à Tokyo.
L'aéroport du Kansai est bâti sur une île artificielle, à une cinquantaine de kilomètres d'Osaka. Le train Haruka rejoint Shin-Osaka en une cinquantaine de minutes, et Kyoto en environ soixante-quinze minutes sans changement. C'est un argument qu'on oublie souvent : si ton voyage commence par le Kansai, entrer par Osaka t'évite un trajet de shinkansen depuis Tokyo, soit deux heures et une bonne partie du prix d'un JR Pass.
Avec une escale, l'offre redevient large et les écarts avec Tokyo se resserrent.
Tokyo et Osaka sont les deux portes d'entrée depuis l'Europe, et le choix change l'itinéraire plus que le budget. Arriver à Tokyo et repartir d'Osaka, ou l'inverse, évite de refaire le même trajet et permet de descendre la Golden Route sans revenir sur ses pas. Compare toujours les deux : l'écart change de sens selon les mois.
Deux semaines est le format qui revient le plus souvent, et ce n'est pas un hasard. Le vol coûte le même prix qu'on reste huit jours ou vingt-cinq : sur un billet à sept cents euros, chaque jour supplémentaire fait baisser le coût quotidien du voyage. En dessous de dix jours, le décalage horaire et les trajets mangent une part trop importante du séjour.
Au-delà de trois semaines, le voyage prend une autre dimension et ravira les amateurs de longs séjours. Mieux vaut alors alterner les villes et la nature, Tokyo puis les Alpes japonaises, Kyoto puis une île de la mer intérieure, pour garder l'envie intacte du premier au dernier jour.
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