La réponse courte
Un tarif de ryokan est presque toujours par personne et repas compris, et il n’inclut pas les taxes. À l’arrivée, deux prélèvements distincts peuvent s’ajouter : la taxe de séjour de la ville, et la taxe de bain si l’établissement est alimenté par une source chaude. Les deux se règlent sur place, souvent en espèces.

Ce que le chiffre affiché compte vraiment
Le tarif est par personne, pas par chambre. C’est la source de malentendu la plus fréquente, et elle est traitée à part dans le guide qui compare ryokan et hôtel de chaîne.
Les formules de repas, et comment les reconnaître
Trois formules couvrent presque tout le parc. Elles changent le prix du simple au double, et beaucoup de plateformes les affichent telles quelles, en japonais ou dans une traduction approximative.
- Sans repas (素泊まり, sudomari). La chambre seule. Rare dans les ryokans de montagne ou d’onsen, courant en ville.
- Petit-déjeuner seul (朝食付き). La formule intermédiaire, fréquente dans les villes thermales.
- Dîner et petit-déjeuner (一泊二食付き, littéralement « une nuit, deux repas »). C’est la formule par défaut du ryokan traditionnel, et souvent la seule proposée.
Le dîner représente couramment la moitié de la note. Un ryokan qui paraît cher face à un hôtel devient comparable dès qu’on retire le repas du calcul, et d’autant plus intéressant dans les endroits où aucun restaurant n’est ouvert le soir.

Le dîner s’accompagne presque toujours d’un créneau imposé, choisi à la réservation.
Les deux taxes qui s’ajoutent à l’arrivée
Aucune des deux n’est comprise dans le tarif affiché, et elles sont facturées séparément l’une de l’autre.
La taxe de séjour dépend de la ville et du prix de la nuit. Toutes les villes n’en ont pas, les barèmes diffèrent, et le détail figure sur chaque page de ville. Si le ryokan est alimenté par une source chaude, une taxe de bain s’y ajoute, 1 € (150 ¥) par personne et par nuit dans la plupart des communes.
L’ordre de grandeur reste modeste. Kyoto fait exception avec le barème le plus élevé du pays, qui grimpe fortement sur les chambres les plus chères : jusqu’à 55 € (10 000 ¥) par personne et par nuit au-delà de 549 € (100 000 ¥) la chambre.
Elles se règlent à l’établissement, très souvent en espèces, y compris dans des adresses qui acceptent la carte pour le reste du séjour. C’est une des rares situations du voyage où ne pas avoir de liquide bloque réellement.
Ce qu’il faut vérifier avant de valider
Deux lignes à repérer sur la page de réservation :
- Le nombre de personnes auquel s’applique le tarif. S’il est écrit par personne, multiplie avant de comparer quoi que ce soit.
- La formule de repas, et l’heure du dîner si elle est imposée.
Ce guide explique comment lire un tarif, il ne te dit pas si celui que tu regardes est un bon prix. Pour ça, il faut le comparer à ce que la même ville affiche le même mois, ce que font les pages ville à partir des relevés du moment.
Une dernière chose à garder en tête plutôt qu’à vérifier : prévois des espèces pour l’arrivée, même si tu paies tout le reste par carte.