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Tournois de sumo au Japon : dates, villes et billets

Six tournois de quinze jours par an, trois à Tokyo et trois en région. Chaque tournoi a sa date de mise en vente, fixée et publiée d'avance. Ce qui change de ville en ville, c'est le nombre de jours qui la sépare du premier combat.

La réponse courte

Six tournois par an, de quinze jours chacun, qui commencent toujours un dimanche : janvier, mars, mai, juillet, septembre et novembre. Trois se tiennent à Tokyo, les autres à Osaka, Nagoya et Fukuoka. Pour les billets, chaque tournoi a sa date de mise en vente, fixée et publiée d’avance par la fédération. Ce qui n’existe pas, c’est un délai unique : « deux mois avant » ne vaut que pour Nagoya et Fukuoka.

Le sumo est un des rares spectacles japonais qu’on peut caler dans un itinéraire longtemps à l’avance. Les dates ne dépendent ni de la météo, ni d’une annonce tardive : elles suivent une règle de calendrier stable, et la fédération les publie trois ans avant.

Un rikishi en plein shiko, la jambe levée à la verticale, face à son adversaire et au gyōji arbitre en kimono

Le shiko, ce coup de jambe levé à la verticale : un rituel purificateur exécuté avant chaque combat, sous l’œil du gyōji, l’arbitre en kimono.

Photo Alessio Roversi.

Le calendrier des prochains tournois

Tournoi Ville Billets en vente le
du 13 au 27 sept. 2026 Tokyo 8 août 2026 · en vente
du 8 au 22 nov. 2026 Fukuoka 19 sept. 2026 · pas encore
du 10 au 24 janv. 2027 Tokyo 5 déc. 2026 · pas encore
du 14 au 28 mars 2027 Osaka 6 févr. 2027 · pas encore
du 9 au 23 mai 2027 Tokyo 10 avr. 2027 · pas encore
du 11 au 25 juil. 2027 Nagoya 15 mai 2027 · pas encore

Dates publiées par la Nihon Sumo Kyokai, relevées le 19 août 2026. La vente ouvre à 10 h heure japonaise. Ce tableau dit quand la vente commence, il ne dit pas s'il reste des places.

Chaque tournoi commence le deuxième dimanche de son mois et dure quinze jours, jusqu’au dimanche suivant.

Se faire réveiller au bon moment

Les billets partent vite

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La vente ouvre à 10 h à Tokyo, soit 2 h ou 3 h du matin chez toi. Choisis les villes qui t'intéressent, on s'occupe de te réveiller au bon moment. Voir les conseils pour en savoir plus

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Trois tournois à Tokyo, trois en région

La répartition n’a pas changé depuis des décennies, et elle décide de la ville qui se remplit.

Tokyo accueille les tournois de janvier, mai et septembre, tous à Ryogoku, dans l’est de la ville. Le quartier de l’arène se remplit bien plus que Tokyo entière : sur une agglomération de cette taille, quinze jours de sumo ne se voient pas sur les prix moyens, mais se voient très bien autour de la salle.

Les trois autres se répartissent sur l’année et changent nettement plus la donne, parce que les villes sont plus petites :

  • Mars, à Osaka, juste avant la saison des cerisiers.
  • Juillet, à Nagoya, en pleine chaleur humide.
  • Novembre, à Fukuoka, pendant la saison des érables de Kyushu.

À Fukuoka et à Nagoya, quinze jours de tournoi pèsent réellement sur l’hébergement disponible. À Tokyo, l’effet se concentre sur Ryogoku et ses environs.

Vue plongeante sur le dohyō de l'arène de Ryogoku pendant le dohyō-iri, le cortège de rikishi qui lève les bras devant la foule, sous le toit suspendu et le drapeau japonais

Le dohyō-iri, cortège des rikishi qui entre dans l’arène avant les combats du jour : la salle de Ryogoku pleine, quinze jours durant.

Photo Florian Hahn.

La date est fixe, le délai ne l’est pas

La fédération publie la date de mise en vente de chaque tournoi dans son calendrier annuel, jusqu’à trois ans à l’avance. C’est de là que vient le tableau plus haut.

Ce qui change d’un tournoi à l’autre, c’est le délai, le nombre de jours entre cette mise en vente et le premier combat. Sur les trente-six tournois relevés entre 2023 et 2028, il va de vingt-neuf à cinquante-sept jours, et il dépend de la ville : Tokyo et Osaka ouvrent tard, environ un mois avant, Nagoya et Fukuoka tôt, sept à huit semaines avant.

La vente ouvre presque toujours un samedi, à 10 h heure japonaise, soit 2 h ou 3 h du matin en France selon la saison.

Quatre tirages au sort passent avant toi. La vente générale n’est pas la première occasion d’acheter, c’est la dernière. Avant elle, quatre tirages successifs ont déjà écrémé le stock : deux réservés aux membres du club officiel, un pour les inscrits du site de billetterie, un dernier chez le revendeur partenaire. Aucun de ces quatre n’apparaît sur l’interface anglaise, qui ne propose que la vente générale, plafonnée à deux billets par personne. Un lecteur francophone n’a donc en pratique qu’une seule fenêtre, la plus tardive et la plus disputée.

Le sumo se vend entièrement, tournoi après tournoi. En 2024, les six tournois de l’année ont été complets : plus une place en vente, pour aucune des quatre-vingt-dix journées. Et comme la fédération ne vend rien au guichet le jour même, arriver sur place en espérant une entrée ne marche pas. Si tes dates tombent sur un tournoi, il n’y a donc qu’un seul geste utile : être devant l’écran le jour de la mise en vente. Méfie-toi aussi des sites de revente, le règlement de la fédération interdit explicitement de revendre une entrée.

Où lire la date exacte, et où ne pas la lire

La date qui fait foi est celle du calendrier annuel de la fédération, en japonais, colonne « 前売り開始日 ». C’est de là que vient le tableau plus haut.

Un avertissement : la version anglaise du site de billetterie contient des erreurs de date. Pour le tournoi d’Osaka de mars 2027, elle annonce un « samedi 8 février » qui est en réalité un lundi, alors que la page japonaise indique le samedi 6. Elle se contredit donc elle-même, et personne ne l’a corrigée. Quand les deux versions divergent, c’est la japonaise qui a raison.

Acheter depuis la France, et ce que ça implique

L’achat se fait sur Ticket Pia, en anglais, le guichet que la fédération renvoie aux acheteurs étrangers. C’est là que s’ouvre la vente générale, à la date du tableau.

Le paiement se fait par carte bancaire uniquement, débité en yens. Visa, Mastercard, JCB, Diners et American Express sont annoncées comme acceptées. La billetterie prévient elle-même qu’une carte peut être refusée « selon son standard », et le seul recours qu’elle propose alors est d’en essayer une autre : il n’existe ni virement, ni paiement en konbini sur l’interface anglaise.

Compte aussi 11 € (2 000 ¥) de frais de service par billet. Ce n’est pas anecdotique : à Fukuoka, c’est plus que le prix d’une place de dernière catégorie.

Le billet ne se retire que dans un Seven-Eleven, au Japon. Pas d’impression à domicile, pas de billet sur téléphone, aucun envoi postal, et rien à retirer au guichet de l’arène. Tu paies depuis la France, mais le billet n’existe qu’une fois que tu es sur place, avec le numéro à treize chiffres reçu par email. Le retrait est possible au plus tôt vingt-quatre heures après l’achat, et un billet perdu n’est jamais réémis : l’entrée est refusée.

Méfie-toi de ce que tu liras ailleurs sur ce point, y compris dans les conditions générales du site lui-même : plusieurs de ses pages annoncent encore un retrait au guichet de l’arène sur présentation du passeport. C’est un texte périmé, contredit par les pages de vente en cours, et de nombreux guides le recopient tel quel.

L’interface anglaise ne vend pas tout. Elle propose les sièges et les loges de quatre personnes, qui se réservent par loge entière. Les places au bord du ring et les meilleures loges portent la mention « Only Ticket Oosumo (JPN) » et ne se vendent que côté japonais.

Ce que ça change pour ton hébergement

Un tournoi n’est pas seulement un spectacle à réserver, c’est aussi quinze jours de tension sur les hôtels de la ville concernée. Et l’ordre dans lequel les deux se réservent joue contre toi : l’hébergement japonais ouvre ses calendriers environ six mois avant, quand la billetterie du sumo n’ouvre qu’un à deux mois avant.

Autrement dit, tu devras réserver ta chambre bien avant de savoir si tu auras un billet. À Fukuoka en novembre ou à Nagoya en juillet, c’est le bon ordre malgré tout : la chambre annulable se retrouve, le billet non.

Ce que tu peux faire aujourd’hui

  • Repère ton tournoi dans le tableau, et note la date de mise en vente plutôt que de compter en semaines.
  • Repère le guichet avant le jour J : la vente générale passe par Ticket Pia, en anglais, la seule interface achetable depuis la France.
  • Cale un rappel la veille au soir, en tenant compte du décalage : 10 h à Tokyo, c’est le milieu de la nuit en France. Ou laisse-nous te prévenir.
  • Réserve ta chambre sans attendre le billet si tes dates tombent sur un tournoi à Nagoya ou à Fukuoka. L’hébergement se verrouille des mois plus tôt, et on peut aussi t’écrire le jour où ces ventes-là ouvrent.

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